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Poème pour Laurent
Bio de Laurent Bouisset

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Fredaine bosniaque

Images d'Anabel Serna Montoya, l'illustratrice des recueils

Textes + Voix : Laurent Bouisset

Partenaire audio : Radio Galère - FM 88,4 Mhz Marseille

Flor rugosa
Dévore l'attente (1er)
Dévore l'attente (2ème)
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Les murs

Quelques nouvelles oeuvres de

Laurent Bouisset

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Laurent BOUISSET

CABARET REALPOETIK

la Compagnie Eve Levasseur présente

"Poète, tes papiers !"

Un poème

Bien placés bien choisis

quelques mots font une poésie

les mots il suffit qu’on les aime

pour écrire un poème

on ne sait pas toujours ce qu’on dit

lorsque naît la poésie

faut ensuite rechercher le thème

pour intituler le poème

mais d’autres fois on pleure on rit

en écrivant la poésie

ça a toujours kekchose d’extrême

un poème.


Raymond Queneau


... Ah oui !

ça a toujours kekchose

d’extrême un poème !

Pour commander le livre :

12 X 15 cms - 86 pages

10 € port compris à l'ordre de l'association Le Citron Gare,

12 rue de l'Abbaye, 57000 Metz

ISBN 978-9543831-6-3

Quand j'ai écrit à propos d'Edith Azam que la poésie contemporaine criait, je pensais aussi au jeune poète Laurent Bouisset, dont le premier recueil rassemble des poèmes écrits durant 10 ans . Il nous offre à lire un florilège de ce qu'il est fondamentalement : un être révolté.


Révolte certes, et en même temps désespérance profonde.


Laurent Bouisset observe aux aguets, tout au long de ses voyages au long cours. Il voit, là où d'autres passent blasés. On pense tout de suite à Neruda et à son engagement auprès des "damnés de la terre" du Chant général.


Une poésie souvent tournée vers les autres mais qui interroge aussi notre devenir à nous les nantis, avec une lucidité implacable..


La forme est actuelle, en prise avec le langage parlé de la jeunesse. Rien n'est travesti, rien n'est celé : les mots sont forts, choisis, justes, à la recherche du dire, comme un effort désespéré pour tendre des ponts, tisser des liens, rompre le silence...


Il y a dans ces vers des fulgurances. Quand je parle de fulgurances, je pense évidemment à la lumière qui en surgit mais aussi à la violence du feu qui brûle... Et il y a du feu chez ce jeune homme hypersensible, lanceur d'alerte en désespoir...


Une voix nouvelle, une voix neuve qui émerge, un cri jeté au monde et à son indifférence mortifère ... un poète à découvrir et à aimer.


Jeanine Gran Riquelme (Cendre et braise)

  

Avec Dévore l’'attente, le ton est donné, l’auteur a les crocs, il a faim, il en veut. Il exulte, ressent et aspire le monde par tous les pores, autant qu’il en recrache venin et sueur. Il en veut le poète et il en veut aussi à ceux qui commettent l’indifférence.


            Comment ils font pour faire ?

            Comment ils actionnent, eux ?

            Et ils actionnent quoi ? Du chiffre

            encore ? Et du numéralisable ?


Alors il balance, il crache, il tempête, il fait claquer les mots, la rage, va se perdre pour mieux se retrouver, entre banlieue lyonnaise, Guyane et Guatemala, entre Mostar, Mexique et Marseille. Il fonce vers le suicide de son je-cage.


Dévore l’attente, c’est de l’impatience brute, des poèmes en désordre chronologique rassemblant une bonne dizaine d’années de vie, soulignés par de belles photos en noir et blanc et des peintures d’Anabel Serna Montoya, une énergie difficile à contenir, même les mots n’y suffisent pas, M’emmerdent les mots ! Je jette la feuille ! Explose mon Bic !, le cri peut-être mais alors quelle solitude car crier c’est tout seul…


L’énergie du poète là elle est physique, adolescente au meilleur sens du terme, elle a les yeux trop ouverts pour ne pas voir, elle grimpe aussi haut qu’elle dégringole aussi vite, le spleen et l’idéal, toute en pulsions, répulsions, impulsions, alors elle cherche un exutoire, écrire comme crier, ou partir dribbler, ou partir tout court, loin, très loin et là l’énergie elle trouve des combats à mener. Car partout et surtout loin, il y a la beauté mais aussi l’injustice, la misère, la violence… et un monumental sentiment d’impuissance. Ce choc que tout voyageur ne peut éviter, le vrai voyageur, à nu.


On voudrait le foutre à poil le monde et puis on réalise à quel point il est déjà nu et si maigre par endroit, on lui voit les os et le cœur aussi, qui bat boum boum jusqu’à exploser et on ne peut l’oublier cette explosion là, bien loin des tympans du Paris chic qui au passage en prend plein la gueule dans un long poème nommé La explosión del fruto gigantesco.


Dévore l’attente ne fait pas dans la dentelle, c’est un peu oui, l’explosion d’un fruit gigantesque presque trop mûr et ça gicle de partout, férocement, mais la vie dans laquelle on a beau mordre, persiste à demeurer intacte, alors


            Accroupis face à l’œuf intact

            À l’âge mûr


            Nous rêvons sidérés l’éclat

            D’un hiver lent.


Mais nulle résignation cependant chez Laurent Bouisset, il ne lâche rien, les crocs bien plantés dans la chair du vivre, Il ne partage pas ce défaut d’enthousiasme, dit il dans un poème nommé Coltrane et on y croit volontiers.


            Ah si le monde pouvait n’être qu’un grand festin sans barbelés


Cathy Garcia (Nouveaux Délits)

FUEGO DEL FUEGO :

" QUAND VIENT LA LIGNE, C'EST QU'IL FAUT TORDRE "

- Enfin nu le silence : design sonore de Fabien de Chavanes.

- "Barlande" : de Pedro Soler et Gaspar Claus.

- Photo : Anabel Serna Montoya

sortie

Poème pour Laurent
par Eve Levasseur

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